jeudi 13 août 2015

TIré à quatre épingles



Tiré à quatre épingles de Pascal Marmet aux éditions Michalon



     Laurent erre dans la gare de Lyon, tout de vert vêtu. Il vient de rater son CAP et comme il vient d'avoir dix-huit ans, sa mère l'a mis dehors. Quand Samy l'accoste, le jeune homme, un peu simple, croit avoir trouvé un ami, mais très vite il déchante quand il comprend que Samy est un cambrioleur qui ne l'a abordé que parce qu'il avait besoin de lui. Ils pénètrent dans un appartement digne d'une annexe du Musée des Arts Premiers. Des statuettes africaines, des masques, des artefacts, encombrent tout l'espace. Dans l'appartement, au sol, ils trouvent aussi la propriétaire des lieux, évanouie après une chute dans l'escalier qui lui a causé de multiples fractures.


   L'équipe du commandant Chanel est chargée d'enquêter sur le meurtre de la propriétaire. Très vite Samy est arrêté. Il leur parle de Laurent son complice qui intéresse beaucoup Chanel. Le commandant ne croit pas en l'implication des deux hommes dans le meurtre mais veut interroger le jeune homme comme témoin. L'affaire s'annonce plus compliquée que prévu pour l'équipe Chanel, elle tombe à un bien mauvais moment. Le groupe est en sous-effectif et les services du 36 Quai des Orfèvres se préparent à déménager au grand dam du Commandant.


   Après Le roman du parfum et Le roman du café, je ne m'attendais pas à retrouver Pascal Marmet dans le monde du polar. Ce changement de genre est une réussite. Tiré à quatre épingles est un roman efficace, haletant, qui nous plonge dans le monde des arts africains, des arts premiers, de leurs légendes, de leurs statuettes envoûtantes et envoûtées.


   La plongée dans le monde mystérieux des arts premiers est fascinante et très bien documentée. J'ai aussi beaucoup aimé le personnage du commandant Chanel. Vieux flic bourru et macho à qui on impose deux jeunes femmes stagiaires. Un personnage qui s'attendrit et devient de plus en plus sympathique au fil des pages. Pascal Marmet, pour sa première incursion dans le monde du polar, signe un roman efficace et passionnant. J'aimerais beaucoup retrouver le commandant Chanel dans une nouvelle enquête.

   "Qu'ils soient soporifiques ou percutants, le commandant Chanel abhorrait les discours. Il préférait  le murmure des aveux et le bruit intense  de la respiration du présumé coupable.
     Ses hommes le confirmeraient : c'était un discret, un mesuré, et l'idée de mettre en avant sa petite personne lui était insupportable. Il aimait être apprécié mais, surtout, ignoré de sa hiérarchie."

Voici le lien vers le trailer du roman : https://www.youtube.com/watch?v=7BHaGAXmQJU

Retrouvez l'interview de Pascal Marmet sur Paroles d'auteurs ici .





mardi 11 août 2015

Qui veut la peau de Marc Lévy ?




Qui veut la peau de Marc Lévy ? de Gordon Zola aux éditions Le léopard démasqué




   Le moins que l'on puisse dire est que l'auteur ne nous prend pas en traître. Le lecteur est prévenu dès les premières pages. 

    "CHAQUE LIVRE digne de ce nom devrait se voir muni d'un avertissement ou d'une mise en garde... car aucune lecture n'est réellement innocente. Celle qui va suivre est même carrément coupable! Coupable de trahison au monde des lettres ! Coupable de lâcheté...car l'auteur est affublé d'un pseudonyme qui ne tromperait aucun fromager digne de ce nom ! Coupable de forfaiture... car l'auteur dénonce à tour de bras les utilisateurs du système littéraire,  confondant dans une diatribe injuste et hypocrite, vrais talents et faux génies, cuistres de poulet et littérateurs de cuisine, intellectuels abscons et cons actuels, gens de lettre et jean-foutre, historiens à battre et histrions à gorge déployée..."

 Ceci étant posé, de quoi est-il question dans ce livre ?


  L'équipe du commissaire Guillaume Suitaume est confrontée à une épineuse affaire qui frappe la fine fleur de la littérature francaise. Imaginez : deux jeunes talents du monde littéraire sont retrouvés assassinés et des auteurs à succès disparaissent : Bernard-Henri-Lévy, Marc Lévy, Florian Zeller, Patrick Poivre-d'Arvor. Excusez du peu !  Sur les lieux des meurtres et des disparitions,  l'équipe du commissaire Suitaume retrouve des messages du criminel. Des messages signés Le Bec. Et c'est bien sur un bec que les enquêteurs tombent. Qui peut bien en vouloir à ces auteurs ? Très vite les soupçons se portent sur un Michel Houellebecq (Où est Le Bec ?) désireux de se débarrasser de ses concurrents,  mais c'est une fausse piste.

   Vous l'aurez compris ce roman policier est avant tout un prétexte pour l'auteur pour critiquer le monde littéraire avec humour. Les jeux de mots pleuvent. Rien que les noms protagonistes sont des calembours.

   Guillaume Suitaume : Même si son nom a une consonance britannique, il ne porte pas de chapeau melon.

   Purdey Prune : Son assistante au chassis de compétition, folle du volant (à faire trembler Diabolo et Satanas dans le dessin animé de notre enfance). Non elle n'a pas peur des prunes.

  Habib Liotek : un des sbires du commissaire qui visiblement n'a jamais lu un livre.


   Une telle entreprise pourrait se révéler lourde, indigeste mais ce n'est pas le cas, même si les jeux ce mots et les contrepétries poussent comme des champignons un soir de pluie. Le livre est léger, brillant par moments, un vrai plaisir de lecture. Les stars de la littérature française y sont croquées avec une férocité non dénuée de tendresse.  En revanche je dois vous avertir ne lisez pas ce livre en cachette au bureau vous seriez vite pris à rire à gorge d'employé. Ce roman est le huitième volet des aventures de Guillaume Suitaume. Le premier que je lis et sûrement pas le dernier. Gordon Zola m'est apparu comme le fils spirituel de San Antonio et Pierre Dac. Il joue des mots avec virtuosité. Je me suis régalé. N'y cherchez pas de profondeur cependant ce livre est à voir comme un divertissement, un exercice de style. C'est un petit bijou de livre humoristique.

dimanche 9 août 2015

Un caillou dans la chaussure de Mathieu Tazo



Un caillou dans la chaussure de Mathieu Tazo aux éditions Daphnis et Chloé



   Quand Samuel Marion est licencié de son poste au ministre des affaires étrangères, cette homme marié et père d'une petite fille décide de repartir dans le village où il passait ses vacances étant enfant et d'en briguer la mairie. Un retour qui va raviver les douleurs du passé, verser goutte à goutte de l'acide sur des blessures qu'il n'avait pas oubliées mais avec lesquelles il vivait tant bien que mal.


   A l'ouverture du roman, nous trouvons Samuel, seul,  sur un piton rocheux dominant Barjance ce petit village varois dont il est devenu maire. Il y avoue le meurtre qu'il a commis adolescent et dont seules trois personnes du village sont au courant : ses amis de l'époque et son amour de jeunesse. Une succession d'événements l'a amené là sur ce rocher, cette roche Tarpéienne de laquelle il projette de se jeter pour en finir avec les affres de sa conscience, le poison du remords. Pourquoi n'est-il pas resté à Paris loin de ses souvenirs qui le minent ? Le besoin d'expier, la revanche sur le passé, le désir de revoir son amour de jeunesse...

   "Prisonnier de mon passé, je suis l'assassin et l'enquêteur, la proie et le chasseur, l'amant trompé et le mari fautif."


  Drame psychologique, roman noir plein d'humour, Un caillou dans la chaussure est un excellent roman qui  parvient à nous rendre sympathique un meurtrier, un homme lâche, arriviste, en nous plongeant au coeur de sa souffrance, le tout dans ce paradis perdu varois victime de l'exode rural. Avec ce roman j'ai découvert le style de Mathieu Tazo.  Un roman addictif. Ménagez-vous du temps car une fois que vous l'aurez commencé, vous ne pourrez pas le lâcher. Cette lecture m'a donné très envie de découvrir son premier roman : La dynamique des fluides. Ce sera chose faite très bientôt.

  Quoi de mieux que quelques extraits pour vous donner envie.

    "Il y a toujours un espace - parfois une largesse, parfois un simple bâillement - entre nos deux "moi", celui qui vit et celui qui regarde la vie se dérouler. Car on est toujours deux : un qui marche dans la rue et l'autre, à la fenêtre, accoudé à la balustrade."

    "Crois-moi, je t'en prie. La vie vient sans goût, puis tourne fade et neutre pour qui en attend tout, et  enfin aigre et rance pour qui la dédaigne. Elle se colore pourtant des épices de l'exaltation pour ceux qui, chaque matin, voient dans la lumière qui se renouvelle sans cesse le signe d'une chance qui s'offre sans limite."



 

 

   

samedi 8 août 2015

La gède aux livres : un lieu où le livre est le sel de la vie



La gède aux livres : Un lieu où le livre est le sel de la vie


 



Chaque fois que je retourne en vacances dans mon village d'enfance, Batz sur Mer (44), je ne manque pas de passer de nombreux moments dans ce paradis du livre qu'est La Gède aux livres. C'est simple, si je suis à Batz et que vous me cherchez, vous aurez toutes les chances de m'y trouver à un moment ou un autre de la  journée.

 

   La gède aux livres est un café librairie dans lequel il fait bon s'attader. On peut bien sûr y acheter des livres (très recommandé) mais pas seulement. C'est un lieu dans lequel on peut se poser avec un livre consultable sur place autour d'un thé et d'un petit gâteau. Un lieu dans lequel il fait bon échanger avec Elisabeth Lesimple, sa propriétaire ou avec les lecteurs qui viennent y faire un tour.


   Elisabeth fait vivre son lieu par ses conseils avisés souvent hors des sentiers battus et par les nombreuses animations qu'elle propose. Pendant que j'y étais, au mois de juillet, j'ai ainsi pu participer à quatre animations.

   La première animation m'a un peu pris par surprise. Quasiment dès mon arrivée en Bretagne, je suis allé y faire mon petit tour. C'était un jour de marché nocturne au bourg et Elisabeth m'a demandé d'animer avec elle une lecture autour du thème du vélo (Tour de France). J'ai été un peu pris de cours mais j'avoue y avoir pris beaucoup de plaisir.


    J'ai aussi pris part dans ce même lieu à un petit déjeuner conversation en anglais très sympathique animé par Bob, anglais vivant une partie de l'année à Batz sur Mer.


   La troisième animation à laquelle j'ai participé en tant qu'observateur fut un atelier poésie pour enfants de plus de 7 ans autour du thème de l'été. Cet atelier animé par Claire Français a été un véritable succès. Les enfants ont été invités à lire trois poèmes de grands auteurs sur ce thème (Rimbaud, Théodore de Banville et Gérard de Nerval), avant de composer leur propre poème sous l'oeil bienveillant de Claire. Une fois le poème terminé ils devaient choisir une boîte et la décorer, y glisser leur poème pour le garder ou l'offrir. Je n'ai pas eu l'occasion de garder certains de ces poèmes mais je peux vous dire qu'ils étaient tous très touchants. L'après-midi s'est terminé autour d'un goûter.


















 Pendant mon séjour La gède aux livres a aussi organisé une lecture de la pièce de théâtre Paroles d'hommes de Denis Le Guillochet. Le texte a été joué par l'auteur et son compère Jean-Claude Guillaume. A l'occasion de cette lecture étaient exposés les tableaux réalisés pour la pièce  par Dominique Lemarié. Des croquis dessinés en direct pendant les répétitions pour une représentation de la pièce au Pouliguen. Un pièce dont je vous reparlerai très bientôt sur ce blog. Un moment captivant, riche en émotion.

















 Vous l'aurez compris La gède aux livres est un lieu magique animée par la bonne fée Elisabeth, un véritable paradis pour les amoureux des livres et des mots, un  lieu dans lequel les rencontres sont toujours passionnantes et enrichissantes. Amis de la Presqu'île Guéandaise, et touristes de passage je vous invite à aller faire un tour dans cette caverne d'Ali Baba. Nul doute que vous en ressortirez avec un trésor.

Voici le lien de la page Facebook de La gède aux livres. Une page à consulter sans modération : https://www.facebook.com/lagedeauxlivres?fref=ts

vendredi 7 août 2015

Souvenirs de lecture 18 : Martine Magnin



Souvenirs de lecture 18 : Martine Magnin



   Nous avons tous de ces lectures qui nous ont profondément touchés, qui sont comme des madeleines de Proust : on se souvient d'où on était quand on les lisait, quel temps il faisait. Il m'a semblé intéressant de savoir quelles lectures avaient marqué les auteurs que nous lisons et en quoi elles avaient influencé leur désir d'écrire. Aujourd'hui, c'est Martine Magnin qui me fait l'honneur de répondre à mes questions. Je la remercie pour son temps précieux, sa gentillesse, sa disponibilité et son humour.


LLH : Quel livre lu dans votre adolescence vous a le plus touché et pourquoi ?


MM :  Avant mon adolescence, il faut que je remonte à mon enfance. Nous sommes dans les années 50, je suis fille, petite-fille, et nièce d'écrivains. Pas de grandes grandes pointures, non , mais tout de même. Disons que tout le monde autour de moi écrivait, à la main , mais aussi sur des machines mécaniques. Le jour, la nuit, tout le temps. Mon grand-père qui vivait en Camargue écrivait des poèmes et des romans policiers, fort appréciés, mon oncle aixois, écrivait lui aussi des romans policiers plus modestes, ma grand-mère, qui avait donc épousé mon grand-père, était la fille du dernier Gouverneur de Madagascar et y avait passé toute sa jeunesse. Elle écrivait des contes et légendes dans la merveilleuse collection Nathan et elle participait aussi au magazine La Semaine de Suzette. Ma mère se lançait dans l'écriture à son tour avec de nombreuses fictions plutôt spirituelles, puis dans un deuxième temps elle a aussi écrit moult Contes et légendes à son tour. Puis le démon de l'Histoire et de la Gastronomie l'a poussée à se consacrer avec un énorme succès  à la rédaction de véritables bibles sur l'Histoire de la Gastronomie et à des dizaines de titres de cet univers. Et elle écrit encore.

          Ceci étant posé, ma vie d'enfant et d'adolescente se passait au milieu des livres. J'avais bien entendu quelques lectures à moi, mai peu. En fait je servais de public et de testeur à tous les écrits familiaux. Mère et grand-mère inventaient avec moi, je participais aussi au délire de leur plume. Je bénéficiais également d'un capital livres  avec une bibliothèque assez unique et hétérogène.



          Grâce à la collection des Contes de Nathan, j'ai parcouru un monde fantastique  sans limite ; je fréquentais les rois, les princesses, les génies, bons ou mauvais, et toutes les superstitions possibles . Je ne sais plus pourquoi, j'avais aussi toute la collection des Bob Morane, comme un garçon. J'ai eu ma période Science Fiction puisque Jimmy Guieu était un ami proche de mes parents et aucune soucoupe volante ou petite homme vert ne me faisait peur. Je mentirais en évoquant un livre plutôt qu'un autre. De la production hors famille, je ne me souviens que de trois livres, Le Petit Prince, Mon amie Flicka (qui a déclenché mon amour pour les chevaux) et surtout Alice aux Pays des Merveilles, qui est toujours dans ma bibliothèque car c'est pour moi LE livre des possibles, des rêves, et de l'ouverture vers l'ailleurs.

         Grande adolescente ou adulte, j'ai fait de vraies rencontres littéraires et ce sont mes parrains.


         Umberto Eco, avec Le Nom de la Rose, je l'ai lu dans sa première édition et j'ai été éblouie de pouvoir partager sans douleur une telle érudition quasi jouissive, un travail romanesque autant qu'historique, un roman à clé, dont l'enjeu est la liberté de penser. Merci à lui.

         Gabriel Garcia Marquez avec Cent ans de solitude que j'ai lu et relu avec un plaisir renouvelé. De mémoire je le cite : " Il régnait une telle humidité, que les poissons entraient par la porte et ressortaient par la fenêtre". Outre le fait qu'il était romancier et militant politique, et qu'il a reçu le prix Nobel, un homme capable d'écrire un telle phrase ne peut qu'être un ami ou un parrain.

          Michel Tournier avec Les Météores, je dois à ce conteur fabuleux un regard tolérant sur la différence, et je l'en remercie.


LLH : En quoi ces livres ont-ils eu une influence sur votre désir d'écrire ?


MM :  Il aurait été étonnant qu'avec une telle famille et de telles rencontres je ne me lance pas à mon tour. Avec modestie.


           J'ai conçu mon premier conte à dix ans, en le dictant à ma grand-mère. Il a fait l'objet d'une diffusion sur Radio France lu par Jean Nohain. Oui, c'est vieux !

           Et je n'ai pas eu l'occasion d'écrire pour moi-même avant la soixantaine.


LLH : Quelles sont vos dernières lectures coups de coeur ?





MM :  Lectures récentes :


            - Zoé, d'Alain Cadéo, car j'avais lu la chronique du Hibou qui m'avait enthousiasmée et je n'ai pas été déçue.

            - Le vieux qui déjeunait seul , de Léa Wiazemski, très émouvant et bien écrit.

            - Le liseur du 6h27, de Jean-Paul Didierlaurent, encore un livre sur les livres, plein d'humour et de talent, que j'aurais bien aimé écrire moi-même.


Biographie


            Toute ma carrière s'est déroulée dans le milieu de la communication, agences du publicité et agences de presse, toute une carrière à écrire pour les autres. Puis une deuxième vie dans les antiquités, l'art de la table , sous le nom "Ma grand-mère avait les mêmes". Aujourd'hui, j'écris, partout où je suis , au gré des mes engagements professionnels ou familiaux, en Provence  (avec délice) et à Paris (avec parcimonie). J'ai eu la chance de voir mes deux premiers écrits publiés sous pseudo il y a cinq ans, discrétion exige, puis deux essais littéraires La Défête des Mères et Le Petit Livre Rouge des Meilleurs Voeux, enfin aujourd'hui mon premier roman Les Larmes des Saules, tous trois chez le même éditeur Estelas. La suite des Larmes des Saules se prépare sous mes paupières.



           Encore un grand merci à Martine Magnin pour sa gentillesse  et sa disponibilité. Le roman de Martine ainsi que les livres cités, traités sur ce blog figures en colorisé et disposent d'un lien intégré vous permettant d'accéder directement à la chronique concernée. 

   

jeudi 6 août 2015

Les larmes des saules de Martine Magnin



Les larmes des saules de Martine Magnin chez   Editions




   Pauline est coiffeuse à mi-temps et papivore, Antoine, son mari est plombier mais sa vraie passion c'est la sculpture d'insectes géants sur métal qui occupe tout son temps libre. Tous deux vivent en appartement dans une petite ville de l'Oise. Les oeuvres d'Antoine prennent beaucoup de place et le couple n'en peut plus de cet appartement, alors quand une cliente de Pauline lui dit qu'elle recherche un couple de gardiens pour une résidence de huit maisons sur une petite île de l'Oise, le couple est bien décidé à profiter de l'aubaine.


   Alors qu'ils sont en train de retaper la maison qu'ils vont occuper et de préparer leur déménagement, leur vie est bouleversée par la séparation de leurs amis de toujours Doris et Max. Ils ne comprennent pas le comportement de ce dernier qui quitte l'incroyable Doris pour une jeunette.


   C'est dans ce  contexte que le couple emménage dans leur maison et prend ses fonctions. Ils vont faire la connaissance de tous les habitants de l'île et très vite des contacts se créent, des amitiés se nouent. Leur nouvelle vie prend forme avec ses drames, ses petits bonheurs, ses amitiés. Leur vie, leurs émotions, leurs états d'âme est reflétée par l'image des saules, véritables compagnons de route,  à la fin de chaque chapitre. 


   "Totalement affligés, les saules pleurent. "
    "Compréhensifs, les saules opinent d'un  air entendu."

  Les larmes des saules est un roman bouleversant d'authenticité, de simplicité, d'humanité. Un roman émouvant, plein d'humour et de poésie. Il nous touche car il nous décrit la vie de personnages attachants, de gens  comme vous et moi. Nous avons tous connu ces changements de vie fruit d'une rencontre inattendue, nous avons tous été chamboulés par la rupture d'un couple d'amis de longue date. Tout ceci est parfaitement rendu par la plume vive et pleine d'émotion de Martine Magnin. J'ai été porté par le récit, j'ai vécu les mêmes émotions que ses personnages et j'attends la suite avec impatience. Une très belle découverte.

mardi 4 août 2015

Rencontre avec Cathy Galliègue le 18 juillet Le Biscuit Neuville sur Saône.



Rencontre avec Cathy Galliègue le 18 juillet 2015 au Biscuit à Neuville sur Saône



 


 Le 18 juillet, Cathy Galliègue, auteur de l'excellent premier roman Aime-moi...comme tu es, paru récemment aux éditions Kawa,  m'a  fait l'honneur de venir de région parisienne pour une rencontre en public autour de son roman. Un moment riche en émotion, en humour qui a laissé la part belle aux mots de Cathy. En voici un enregistrement vidéo. Foncez chez votre libraire pour commander ce livre addictif. Vous ne serez pas déçus.




Voici le lien pour accéder à la vidéo de la rencontre. : https://youtu.be/M0V7zbpPhZ0


Vous trouverez ici le lien vers ma chronique sur Aime-moi comme tu es :http://leslecturesduhibou.blogspot.fr/2015/06/aime-moi-comme-tu-es.html