jeudi 24 septembre 2015

Les lectures du hibou sur Radio Coquelicot



Les lectures du hibou sur Radio Coquelicot Emission d'une plume à l'autre



    Lundi 21 septembre a  été un grand jour pour le blog. Une émission de radio consacrée à mes coups de coeur et à mes activités autour du livre et des auteurs. Le hibou ne pouvait que se sentir bien dans un émission dont le titre est : D'une plume à l'autre. Une émission qui en appelle d'autres. Merci encore à l 'animatrice Christine Thomas-Chancel pour son accueil, sa gentillesse et merci à Martine Magnin de nous avoir mis en relation. Chose promise, chose due, voici le podcast de l'émission.






mercredi 23 septembre 2015

Souvenirs de lecture 25 : Fabienne Rivayran.



Souvenirs de lecture 25 : Fabienne Rivayran


    Nous avons tous de ces lectures qui nous ont profondément touchés, qui sont comme des madeleines de Proust : on se souvient d'où on était quand on les lisait, quel temps il faisait. Il m'a semblé intéressant de savoir quelles lectures avaient marqué les auteurs que nous lisons et en quoi elles avaient influencé leur désir d'écrire. Aujourd'hui c'est Fabienne Rivayran qui me fait l'honneur de répondre à mes questions. Je la remercie pour son temps précieux, sa gentillesse et sa disponibilité.

LLH : Quel livre lu dans votre adolescence vous a le plus touché et pourquoi ?

FR :     Je n'ai pas le souvenir d'un livre en particulier, je me souviens surtout de mon appétit de lecture. Dès que j'ai su lire avec assurance, j'ai dévoré les "Fantômette", "Club des Cinq" et autres "Michel", fournis par la famille ou bien empruntés à la bibliothèque du quartier. Ensuite dès 12 ou 13 ans, je me suis mise à piocher dans la bibliothèque familiale, alimentée par ma mère, abonnée à plusieurs clubs de lecture. Je lisais donc ce que lisait ma mère : les romans d'aventure, Alexandre Dumas, Jules Verne etc, qui emportaient la petite fille sage et peu téméraire si loin et de façon si excitante ! Les romans dramatiques : Daphné du Maurier, Pearl Buck, Robert Merle, Les soeurs Brontë, Barbara Cartland (!), qui initiaient la préadolescente au monde des adultes et aux secret de l'amouuuuuuur ! Quant aux romans policiers, rien de tel que les enquêtes d'Imogène, de Maigret ou de papa Poirot, pour découvrir la noirceur de l'âme humaine ! Je lisais des après midi entiers, j'embarquais sur mon lit comme on embarque sur un bateau, pour de longs voyages littéraires, sans oublier les vivres et la boisson ! 


LLH : En quoi ce livre a-t-il eu une influence sur votre désir d'écrire ?


FR :    Comment ces lectures-là ont pu nourrir mon désir d'écrire ? Je ne le sais pas vraiment. Jusqu'à 16 ans je voulais être écrivain. A partir de 17 ans, j'ai oublié ce voeu, je l'ai enfoui dans mon ventre, loin, bien caché pour diverses raisons. Mais j'ai gardé le goût des livres, ils m'ont accompagnée, fidèles amis des jours heureux ou malheureux. Dans les livres, je trouve les réponses aux questions que je me pose, toujours ! L'envie, non, le besoin d'écrire, a refait surface il y a 10 ans, de façon impérative, à la manière d'un sous-marin dont on vide les ballasts et qui remonte à l'air libre. Par quel mystère me suis-je mise à écrire des nouvelles, moi qui n'en lisais pas ?  C'est peut-être là qu'intervient LE livre qui a eu une influence sur ma façon d'écrire. Le jour où j'ai lu Noir comme d'habitude, d'Annie Saumont, (lecture recommandée en atelier d'écriture !) quelque chose s'est ouvert dans mon ventre, dans ma tête. Depuis j'écris des nouvelles, une façon de mettre en mot le monde tel que je le vois, tel que je le sens, une façon peut-être de le rendre abordable (vivable)?


LLH : Quelles sont vos dernières lectures coups de coeur ?

FR :     Aujourd'hui je lis moins qu'autrefois ! Je dois choisir : lire ou écrire ! Je lis quand je n'écris pas. Je ne sais pas faire deux choses aussi importantes à la fois. Pendant les phases d'écriture, je ne lis que pour apprendre, pour m'imprégner d'un sujet, c'est une lecture "utile", documentation, récits, etc. Puis j'écris tout occupée par mes personnages. Une fois le premier jet terminé, pendant la phase de réécriture, je peux revenir à des lectures plus "faciles".

            Voici trois livres, lus ces derniers mois qui m'ont marquée : un roman dramatique : Réparer les vivants, de Maylis de Kérangal, quel souffle, quelle énergie dans cette histoire d'amour magnifique ! Un roman d'aventure : Au bonheur des dames, de Zola, une redécouverte éclairée par mon propre vécu familial et professionnel, j'ai pris un réel plaisir à suivre l'éclosion des grands magasins accompagnée par les balbutiements du féminisme. Et pour finir un polar bien sûr : L'homme qui a vu l'homme, de Marin Ledun, un auteur que je suis depuis plusieurs années, qui met  l'accent sur les failles de notre société avec une justesse très bien documentée.


Biographie


           Je suis née en 1963 et je vis depuis toujours dans le Sud-ouest de la France sous la protection des Pyrénées. Je n'ai pas fait de longues études, j'exerce un métier qui semble incompatible avec la littérature et j'aime le thé sans sucre et le vin en bonne compagnie. Depuis bientôt 10 ans, j'ai décidé de consacrer ouvertement à l'écriture le temps volé par ailleurs. Tôt le matin ou tard le soir, je cuisine des nouvelles ancrées dans la réalité du monde et je m'entête à les soumettre aux éditeurs. A  ceux qui acceptent d'héberger mes personnages, je garde un reconnaissance éternelle. http://www.fabiennerivayran.com/

Bibliographie : 

         Face au mur (Nouvelle, Ska éditeur, mai 2015)
         Météo marine (Nouvelle, Éditions JFE janvier 2013)
         Ici, on aime (Recueil de nouvelles, Emoticourt septembre 2012)
         Au cours du marché (Recueil de nouvelles, Éditions JFE mai 2011)
         Et diverses nouvelles publiées en revue ou recueils collectifs.


     Encore un grand merci à Fabienne Rivayran pour sa gentillesse et sa disponibilité. Les titres des livres cités par Fabienne ayant fait l'objet d'une chronique sur le blog apparaissent en couleur et disposent d'un lien intégré vous permettant d'accéder à la chronique d'un simple clic. Si vous ne la connaissez pas, la plume de Fabienne Rivayran est à découvrir d'urgence. 
        

lundi 21 septembre 2015

Atelier d'écriture Bric à Book : texte 1




La maison d’en-face

texte écrit pour l'atelier d'écriture Bric à Book









      Mes parents avaient choisi de fuir la ville, son stress permanent, son bruit. Mon père, médecin,  n’en pouvait plus de ses services à l’hôpital, il voulait allier un cadre de vie plus agréable à son désir d’exercer la médecine d’une manière plus éthique, plus fidèle à ses convictions, plus humaniste. Quand ils s’étaient installés à la sortie de ce petit village de campagne, la maison qui faisait face à notre nouveau domicile était déjà fermée, abandonnée mais elle ne présentait pas encore aspect délabré qu’elle a aujourd’hui.

      Pour les gosses que nous étions alors, la bicoque d’en face était un objet constant d’interrogation. Pourquoi cette maison avait-elle été abandonnée ?  Qu’étaient devenus ses occupants ? Nous nous plaisions à imaginer des histoires toutes plus sordides les unes que les autres. Elle avait été le repaire d’une bande de dangereux cambrioleurs qui avaient dû la fuir dans l’urgence, laissant leur butin planqué sous les lames du parquet. Elle avait été le lieu de crimes atroces dont le responsable finissait ses jours en prison.

     Aujourd’hui nous savons que rien de tout cela ne s’est produit. Cette bicoque a connu le triste et banal destin d’une maison à la campagne. Les jeunes ont dû quitter le village pour trouver du travail. Face à l’attrait de la ville cette petite masure ne pesait pas bien lourd. Les parents ont vieilli, les enfants sont venus de moins en moins souvent, puis plus du tout au décès du père. La mère malade a été placée en maison de retraite et les enfants qui ne s’entendaient plus n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur la vente de la demeure familiale. 

Mais qui voudrait de cette maison à la sortie d’un village perdu, dans une région sans attrait touristique ? A présent, les gens cherchent à s’installer à proximité de la mer ou de la montagne, surtout pas dans une plaine aussi désertée que ce tas de pierres. Quand nous revenons voir nos parents le week-end, nous nous amusons  à faire revivre ces histoires que nous nous imaginions enfants.


   Une maison abandonnée n’est pas une coquille vide. Ses murs froids abritent encore les souvenirs des gens qui l’ont habitée, qui y ont laissé des petits bouts d’eux-mêmes. Si cette maison pouvait parler, elle en raconterait des choses. Est-ce-que ce sont ces souvenirs, en cherchant à s’échapper de leur prison, en buttant contre les murs qui ont provoqué la chute du crépi par plaques ? Nul ne le sait. Toujours est-il que cette maison attend avec impatience de les libérer et d’en abriter de nouveaux.

samedi 19 septembre 2015

Avec lui



Avec lui. de Nathalie Poitout chez Alma éditeur (Rentrée littéraire 2015)





   "Paul aime Marie", "Marie aime Paul", les titres des premiers sous-chapitre sont clairs, ne trompent personne. C'est bien d'une histoire d'amour dont il va s'agir. Une histoire d'amour décortiquée de la rencontre à sa fin annoncée, inévitable.

     Nathalie Poitout fait se succéder les points de vue des deux protagonistes, leur façon d'aimer l'autre, comment ils voient leur rencontre, l'évolution de leur relation.

     Marie est une amoureuse de l'amour. Elle est conditionnée par les contes de fées qu'elle lisait enfant. Elle ne semble voir que le beau dans l'autre. Les parts d'ombre de Paul, elle ne les voit pas ou ne veut pas les voir du moins dans un premier temps. Quand enfin elle les remarque, elle pense que son amour peut les atténuer, les dissoudre.

   Quand il rencontre Marie, Paul tombe sous le charme. Mais l'homme traîne de lourds bagages. Divorcé il est visiblement toujours amoureux de son ex-femme qui pourtant lui pourrit la vie. Petit à petit il en vient à comparer les deux femmes et rarement à l'avantage de Marie.

   Avec lui est l'autopsie d'un couple. Le style est froid, les phrases courtes. Si elles disent bien la confusion des sentiments, les questionnements des personnages, elles manquent d'émotion. Elles tiennent plus de la démonstration scientifique.  Au début du livre on se prend au jeu mais on se lasse vite de ce style a minima. J'aurais aimé, pour ma part un peu plus de souffle et d'émotion dans le texte. Le thème de l'analyse de la vie d'un couple est banal mais intéressant et aurait mérité un meilleur traitement. En bref pour moi Avec lui est un roman raté. Peut-être suis-je passé à côté de quelque chose, mais si c'est le cas, je ne vois pas quoi. Une chronique courte et froide pour un roman qu'il l'est tout autant.



vendredi 18 septembre 2015

Nous serons des héros




Nous serons des héros de Brigitte Giraud aux éditions Stock (Rentrée littéraire 2015)



    Olivio vit avec ses parents dans un Portugal sous le joug de la dictature de Salazar. Son père est docker et opposant au régime. Un soir il ne rentre pas à la maison. Sa mère lui explique que son père a trouvé du travail sur un cargo. Olivio part à la campagne chez sa tante pour passer quelques jours. Quand sa mère vient le chercher c'est pour partir directement en France sans espoir de retour. Du Portugal, le jeune garçon n'emporte qu'un chat découvert dans des décombres suite à un cyclone et l'image de son père. Dans le train qui les emmène vers leur nouveau pays, sa mère lui explique que ce dernier est mort dans les geôles de Salazar.

    C'est une nouvelle vie qui commence pour la mère et son fils. Ils sont d'abord hébergés par des amis portugais, réfugiés en France depuis quelques temps. Commence pour Olivio, l'apprentissage d'une nouvelle langue, d'un nouveau pays. Très vite Max entre dans leur vie. Max est pied-noir lui aussi a dû s'arracher à l'Algérie. C'est dans ce contexte qu'Olivio va devoir se construire, dans un pays inconnu, avec un beau-père avec lequel il ne se sent pas à l'aise. Il va faire la rencontre d'Ahmed un jeune algérien avec qui il va nouer une amitié particulière, ils deviennent inséparables, leurs jeux hésitent entre violence et sensualité. Avec Océano, le chat, rapporté du Portugal, souvenir d'une enfance envolée, Ahmed est le seul réconfort d'Olivio.

   Nous serons des héros est le roman de l'exil et du déracinement. Olivio arraché à son pays, à tout ce qu'il connaissait doit se réinventer une nouvelle vie. Il a perdu tous ses repères. Au fil des années l'image du Portugal, comme celle de son père devient de plus en plus floue. Quand à l'âge de 14 ans, après la Révolution des Oeillets, l'adolescent retourne au Portugal pour les vacances, il ne reconnaît plus rien, se sent comme un étranger.


    "Tout m'échappait de ce lieu qui m'avait vu grandir, on m'avait sans doute caché trop de choses, si bien que la peur me prenait quand je marchais simplement sur le trottoir et que je levais la tête vers les fenêtres aux persiennes fermées. Tout se passait à l'intérieur, et moi j'errais dehors, à essayer de ressentir, de reconnaître ce qui m'était familier, mais tout demeurait hors de portée."


    L'image de son père est celle d'un héros de la résistance à la dictature, comment se construire quand on est un petit garçon effacé, frêle à l'ombre d'un tel géant. La présence de Max, homme autoritaire, n'est pas là pour arranger les choses, pour lui un garçon se doit d'être viril, sportif, bricoleur, tout le contraire d'Olivio. Ce roman est aussi celui du passage à l'adolescence, cet autre exil qu'est l'arrachement à l'enfance, à l'innocence, l'apprentissage du monde des adultes. Un passage d'autant plus difficile pour Olivio qu'il ne correspond pas à l'image qu'a la sociéte de ce que doit être un garçon.

    "J'étais celui qu'on ignore, ou qu'on bouscule dans le couloir, celui à qui on met une tape sur la nuque dans le vestiaire du gymnase, celui qui agace. Je ne me faisais pas remarquer, j'aurais préféré ne pas avoir à me mesurer. Mais l'école est l'endroit du spectacle, la salle de classe comme un théâtre. J'évitais de lever la main mais les professeurs m'interrogeaient, me donnaient parfois en exemple . Et là je me sentais fléchir, je savais que les autres garçons n'aimaient pas les bonnes réponses, encore moins les compliments. Leur vengeance s'opérait en cours d'éducation physique. C'était discret et efficace, c'était féroce..."

    En nous racontant l'histoire à travers les yeux d'Olivio, en utilisant le "je", Brigitte Giraud nous plonge dans l'intimité de ce garçon en construction,  à la recherche de son identité. Une belle réussite.


Ma chronique sur Avoir un corps de Brigitte Giraud ici .

    

mercredi 16 septembre 2015

Rencontre avec Martine Magnin



Rencontre avec Martine Magnin





















     Les lectures du hibou et Le biscuit sont heureux de vous inviter à leur deuxième rencontre littéraire.






      Venez nombreux découvrir Les larmes des saules, un roman coup de coeur, et son auteur Martine Magnin dans une ambiance chaleureuse et conviviale, le samedi  26 septembre 2015 au Biscuit  à Neuville sur Saône à 15h .


       Voici ma chronique sur Les larmes des saules . http://leslecturesduhibou.blogspot.fr/2015/08/les-larmes-des-saules-de-martine-magnin.html

        Et la page du Biscuit où vous trouverez l'adresse. https://www.facebook.com/Le-Biscuit-Café-Créatif-277877318910772/timeline/

         Venez nombreux, nous vous attendons. 

Face au mur




Face au mur de Fabienne Rivayran chez Ska éditeur (édition numérique)



   Maria est excédée. Anna est passée la prendre en lui disant qu'elle avait besoin d'elle, mais depuis qu'elles sont en route, Anna reste murée dans son silence. Maria veut savoir où elles vont, le comportement de son amie l'inquiète.  Anna ne peut pas parler.

   "Je sais que mon silence la fait souffrir mais je ne parviens pas à lui parler. Comment lui dire maintenant les mots qui s'entassent au fond de ma gorge depuis si longtemps."

   Les deux femmes sont dans la voiture à l'arrêt, silencieuses. L'attente s'achève lorsqu'Anna entend le bruit d'une voiture dans le virage. Il arrive. Elles le laissent sortir de sa voiture sous la pluie et entrer chez lui. Elles frappent et Anna prétexte une panne, demande à utiliser le téléphone, pour pouvoir s'introduire chez lui.

Anna a peur mais c'est décidé, c'est aujourd'hui que son calvaire s'achève, c'est aujourd'hui qu'elle va mettre son violeur face à son crime.

    Cette longue nouvelle de Fabienne Rivayran nous met au pied du mur avec Anna et Maria. Au pied de ce mur de silence qu'elle va abattre. Elle ne peut plus se taire. Quoi qu'il en coûte tout se termine ce soir.

     Depuis deux ans Anna se tait. Elle s'est réfugié derrière ce mur de silence, un mur qui l'a isolée, un mur de protection devenu prison. Elle a bien essayé d'oublier, de gommer cette période de sa vie mais rien n'y a fait. 

    " J'ai découpé au cutter cette portion de ma vie. Découpée proprement pour ne pas abîmer le reste. Juste ça. Un trou de quelques centimètres. Il y avait avant, il y avait après. Pendant n'existait plus. J'ai cru que je pourrais tenir debout à nouveau. Un tout petit trou de rien du tout, quelques minutes, même pas une heure. Une heure dans une vie, c'est quoi ? C'est rien. Une heure sur vingt, trente, quarante ans. C'est rien une heure. C'est un trou minuscule. Je peux bien vivre avec un tout petit trou. C'est ce que je me suis dit chaque matin."

    Alors que la pluie redouble dehors, que la télévision annonce des inondations dans le secteur, ce sont les digues qui retenaient les mots en Anna qui se brisent. Anna raconte. Anna veut que son agresseur admette son crime. 

     Face au mur nous montre la tempête dans le crâne, dans tout le corps d'Anna au moment de briser le silence. Elle a peur mais n'en peut plus de se taire. Elle a besoin de confondre son violeur pour pouvoir espérer passer à autre chose, pour pouvoir se reconstruire, pour pouvoir vivre à nouveau. Tout cela est merveilleusement rendu par la plume de Fabienne Rivayran, par ses phrases courtes, rythmées. Un texte prenant, étouffant, une réussite.

    Vous voulez lire la nouvelle : c'est ici

    La plume de Fabienne Rivayran m'avait déjà séduit lors de la lecture de la nouvelle Météo marine.