lundi 18 mars 2019

L'appartement du dessous : un superbe roman qui séduit les blogueurs



L’appartement du dessous de Florence Herrlemann : 
Un superbe roman qui séduit les blogueurs.


Il y a quelques temps, je vous faisais part de mon émotion et de mon admiration en refermant le nouveau roman de Florence Herrlemann : L’appartement du dessous paru aux Éditions Albin Michel. Un livre que j’ai eu beaucoup de mal à quitter et dont Hectorine et Sarah, les deux personnages principaux, continuent de m’accompagner.

Je ne suis pas le seul a avoir été conquis par ce roman épistolaire qui dépoussière le genre. Voici un florilège des articles publiés par mes amis blogueurs. Pour retrouver les chroniques complètes, il vous suffit de cliquer sur le nom de l’auteur de la chronique.


« Florence Herrlemann, en commettant cet acte littéraire, élève les esprits et nous invite à prendre la plume pour le plaisir même des belles lettres. Cette auteure est chargée d’une grande lumière qu’elle nous offre sans compter, sans calcul. Un antidote puissant à la noirceur qui parfois nous empêche de grimper les marches de l’espoir… »


« C’est magnifique, je l’ai dévoré en deux courtes soirées et aujourd’hui Hectorine et Sarah hantent encore mes pensées. L’écriture est vive et dynamique, fluide avec une pointe d’humour. De lettres en lettres, les secrets se livrent. »


« Oui, il est plaisant de se laisser porter par un roman qui fait confiance aux mots  pour soigner les âmes, reconstituer les histoires et relier les individus. Rien que pour ça, on a très envie d’en recommander la lecture. »


« La pression monte petit à petit, l’étau se resserre tel un roman policier. Plus on avance dans les chapitres, plus on élabore des scenarii, plus on a hâte de savoir. »


« Loin de ces littératures qui dégoulinent de « bons sentiments » en prenant les lecteurs pour des gogos, loin de ces auteurs qui pensent à faire des « coups », l’auteur conduit cette histoire avec intelligence et subtilité, poésie et humanité.
Une plume élégante à mots choisis, vous conduira vers la profondeur des âmes. »


« C’est un grand roman sur la transmission entre les âges. Avec une délicatesse infinie il montre combien la parole est importante et l’amitié possible entre générations.
Un superbe récit, un moment de lecture intense. »


"Un roman dans lequel l’odieux, l’infâme, côtoient la renaissance de l’âme humaine. "


« … j’ai passé la journée seule mais en compagnie de deux êtres qui m’ont appris que derrière chaque mur, il y a des histoires, des secrets, des joies, des peines et des espoirs et que nous devons respecter les craquements du temps qui passe, ils nous montrent l’existence qui doit se croquer parce que « la vie est une gourmandise ». »


« Refermer ce livre est un deuil littéraire. Je ne suis pas prête d’oublier Hectorine et Sarah. »


« Je me suis délectée de chaque page, de chaque lettre, redoutant cette révélation qui me fera clore ce livre et quitter ces deux personnages, avec un réel déchirement. »


« Si, comme le dit Hectorine : « nos émotions nous rappellent que nous sommes vivants », alors je vous assure que l’on ressort de ce roman plein de vie et prêt à la croquer à pleines dents. Un énorme coup de cœur. »


Vous êtes convaincus ? Alors courez chez votre libraire, demandez L’appartement du dessous de Florence Herrlemann aux Éditions Albin Michel. 

vendredi 15 mars 2019

Comme un enfant qui joue tout seul



Comme un enfant qui joue tout seul d’Alain Cadéo aux Éditions La Trace


Raphaël est un trentenaire qui a réussi dans la vie. Étudiant acharné, il s’est fait une belle place au soleil dans l’or des ministères. Mais est-il satisfait pour autant de son existence ?

« Oui, j’ai trente-sept ans, toutes mes dents et l’énergie d’un condottiere. J’ai sillonné le monde à grandes enjambées. J’ai travaillé comme un bourricot, noria des forçats de l’ère post-moderne. J’ai séduit, intrigué, connu l’ivresse du pouvoir, pauvre de moi.. Et la voix d’un clochard un jour m’a remis à ma place : « Pourquoi es-tu si dur ? » Je me souviens toujours de cette voix. Elle fut le déclencheur de ma dégringolade ou de mon ascension. C’est selon. »

Cette réflexion d’un SDF va faire réfléchir Raphaël sur sa vie, s’interroger sur ses priorités. Il décide de tout plaquer. Il démissionne, se débarrasse de son appartement et de la plupart de ses biens. Il ne garde que sa voiture et une caisse de livres. Libre de tout ce superflu qui le clouait au sol dans un confort lénifiant, il prend son envol. Il prend la route vers les lieux de son enfance, vers le berceau familial, vers l’océan. Direction le Sud-Ouest. Il veut renouer avec son passé pour se construire un avenir.

Éléna vit au bord de l’Océan Atlantique. Après une escapade de quelques années à Paris pour s’éloigner d’une mère aimante mais qui ne sait pas bien le montrer, d’une mère qui n’a jamais voulu lui parler du père qu’elle n’a pas connu, elle est de retour au bercail. Après cette fuite en avant, cette période d’errance ponctuée de petits boulots et de relations d’un soir, elle est revenue panser ses blessures auprès de l’Océan qui lui manquait tant. Elle partage son temps entre son travail dans un hôtel de la côte, son fils Lorenzo et sa mère.

« La route bétonnée, droite au milieu des pins, les cinq kilomètres qui la séparent de son lieu de travail, qu’elle les fasse à vélo ou en voiture, lui font battre le cœur, soit qu’elle retourne vers son fils, soit qu’elle s’approche de l’Océan. Marée montante ou descendante de son âme, rythme désormais quotidien, aller vers ou s’éloigner de l’immense masse en mouvement vivant et familier… Mais ne plus jamais perdre le contact avec cette présence tutélaire. »

Ce roman, c’est l’histoire d’une rencontre, de tous ces éléments qui conduisent deux êtres que tout semblait séparer à  se connaître, je dirais à se reconnaître. Pour qu’une rencontre soit possible il faut être disponible, être sensible aux multiples signaux que nous envoie l’univers, savoir écouter son intuition. Car la nature sait tout, de toute éternité. Mais pour pouvoir capter ces signaux il faut se débarrasser du superflu, libérer son âme de tout ce qui l’emprisonne, vivre en communion avec la nature et non sur son dos. 

Comme un enfant qui joue tout seul est un superbe roman plein d’une très belle philosophie. Une conception de la vie portée par les mots d’Alain Cadéo, par une poésie aussi hypnotique et apaisante que le bruit des vagues qui viennent s’échouer sur la grève et aussi vivifiante que le vent du large.

Ouvrir un livre d’Alain Cadéo est toujours un privilège, celui-ci ne déroge pas à la règle. Découvrez cet univers poétique et philosophique si inspirant. Laissez- vous porter par la musique des mots de l’auteur. Ce superbe roman est à découvrir dès aujourd’hui en librairie.