Nymphéas noirs de Michel Bussi aux éditions Pocket

Ces trois femmes ont un point commun, elles étouffent à Giverny, elles veulent quitter ce paradis des peintres marqué par la présence tutélaire du fantôme du célèbre impressionniste.
Un jour, un cadavre est découvert à Giverny. Un notable du village, Jérôme Morval, a été tué. Il a été poignardé, on lui a fracassé le crâne et mis la tête dans le ruisseau. L'inspecteur Laurenç Sérénac fraîchement muté de son sud ouest natal et son adjoint Sylvio Benavidès sont chargés de l 'enquête. On découvre dans les poches du cadavre une carte d'anniversaire pour un enfant de onze ans, ornée des nymphéas chers à Monet et sur laquelle on a recopié une strophe d'un poème d'Aragon.
Très vite l'enquête s'oriente vers trois pistes. La jalousie, Morval était un coureur de jupons notoire, la peinture, il était un collectionneur qui voulait acquérir à tout pris un Nymphéas de Monet, et les enfants de onze ans suite à la découverte de la carte d'anniversaire.
Durant l'enquête observée du haut de sa tour ou en se promenant dans le village par la vieille propriétaire du moulin, nous faisons connaissance avec Stéphanie Dupain institutrice passionnée par la peinture, mariée à un agent immobilier d'une jalousie maladive qu'elle n'aime plus et Fanette, jeune fille de onze ans courtisée par les garçons de sa classe. Peintre en herbe de talent, elle souhaite profiter d'un concours de peinture proposé par une association américaine pour quitter la prison dorée qu'est pour elle Giverny.
Michel Bussi nous propose un roman qui se lit d'une traite où il s'ingénie à brouiller les pistes jusqu'à une dénouement final qui m'a complètement bluffé. Ce roman policier aux accents poétiques est un petit bijou ou pour rester dans la thématique du roman, un tableau impressionniste qui distille la vérité par petites touches.