La mort du roi Tsongor de Laurent Gaudé aux éditions Actes Sud

Parallèlement, nous faisons connaissance avec Katabolonga, porteur du tabouret d'or du roi, ami et conseiller. Les deux hommes se sont connus il y a longtemps alors que le roi Tsongor passait son temps à guerroyer pour étendre son empire. Katabolonga appartenait à l'une des tribus vaincues par Tsongor. Dernier survivant de la tribu des Rampants, Katabolonga se présenta à son vainqueur en lui disant que sa mort lui appartenait et en lui promettant de le tuer. Impressionné par le courage de cet homme, Tsongor décida de l'employer et une belle amitié naquit entre les deux hommes.
Refusant de trancher entre les deux prétendants de sa fille, Tsongor, las, rappelle à Katabolonga sa promesse. Le conseiller du roi refuse de mettre fin aux jours de son ami. Tsongor se tranche alors les veines des poignets et demande à son ami de lui épargner une mort lente et douloureuse. Katabolonga n'a plus le choix. A la mort de roi, les deux tribus, celle de Kouame et de Sango se lancent dans une guerre sans merci qui durera des années et n'aura pas de vainqueur.
Le soir avant de se donner la mort Tsongor avait convoqué son fils cadet, Souba pour lui donner une mission. Une fois son père mort, celui-ci devait parcourir l'empire et construire sept tombeaux reflétant les différents aspects de la personnalité de son père. Tsongor ne trouverait le repos qu'une fois placé dans le tombeau choisi par son fils parmi les sept.
Encore une fois Laurent Gaudé nous offre un roman plein de souffle, rappelant les tragédies antique. Un roman ou la transmission aux enfants, l'amour, et le respect de la volonté paternelle s'opposent à la haine, à la fierté , à l'ambition personnelle, à la bêtise humaine qui conduisent l'homme à sa perte. Tout cela exprimé dans un style flamboyant et poétique.
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